Fessenheim ne veut pas devenir un nouveau Fukushima

La catastrophe nucléaire en cours au Japon relance le débat quant à la centrale nucléaire de Fessenheim, qui se trouve sur une faille sismique.

Toujours ce problème, cet éternel débat entre action et réaction. Faut-il attendre une catastrophe pour agir ? Evidemment non, serait-on tenté de répondre. Ça, c’est bien joli en théorie, mais la réalité est souvent tout autre. Et dans le malheur des Nippons, dans le drame aussi grand soit-il qui les touche actuellement, la catastrophe naturelle puis nucléaire du Japon devrait servir ailleurs, pour éviter de nouveaux morts et de nouveaux paysages apocalyptiques.

Servir à la région PACA, ou servir à Fessenheim par exemple. Les anti-nucléaire alsaciens ne se sont d’ailleurs pas privés depuis pour se faire entendre, et exiger la fermeture de la doyenne des centrales, âgée de 34 ans aujourd’hui, et placée sur une faille sismique. Déjà, mercredi 9 mars 2011, à la demande de l’association ATPN (Association Trinationale de Protection Nucléaire), le tribunal administratif de Strasbourg avait été saisi, donnant finalement raison à EDF et ne fermant pas la centrale, se basant un rapport de sûreté de 2001.

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2. La crainte d’un Bâle bis, 655 ans après

Ce rapport de sûreté a beau être actuellement en révision, il a beau être jugé comme obsolète par les écologistes, en attendant, c’est lui qui prévaut. Il faut s’en contenter, tout en attendant le mois d’avril et la décision d’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) quant à l’autorisation de poursuite de la production.

Le dernier grand séisme local, qui avait détruit Bâle en 1356, paraît certes bien loin. Mais les réacteurs de Fessenheim sont censés résister à une amplitude équivalente en cas de nouveau tremblement de terre. Pas plus…

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