LGV Strasbourg-Paris : la vitesse sera réduite

Près de quatre mois après le déraillement mortel d’un TGV en phase de test, les essais ont repris sur la LGV Est qui doit relier, à partir de juillet prochain, l’Alsace à l’Ile de France.

tgv

Un « nouveau protocole de sécurisation » a été mis en place lors de la reprise des essais sur la future LGV Strasbourg-Paris, quatre mois après l’accident de TGV qui avait coûté la vie à onze personnes à hauteur de la commune d’Eckwersheim.
Cette mise en circulation, effectué sur la portion de la ligne non accidentée (l’autre section de 25 kilomètres étant toujours sous scellés pour les besoins de l’enquête), a donné lieu à « l’activation du système automatique de contrôle de vitesse », a souligné un porte-parole de SNCF Réseau. « Cela aura pour conséquence que la vitesse d’exploitation garantie lors de la mise en service sera de 300 km/h, alors qu’elle devait être initialement de 320 km/h » ajoute-t-il.

La LGV Est Européenne, qui doit assurer, depuis Paris, une desserte plus rapide des territoires champenois, alsaciens et mosellans, avait été réalisée en deux phases: la première, la plus longue (300 kilomètres), s’est traduite par la réalisation d’un nouvel axe qui relie depuis 2007 Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne) à Baudrecourt (Moselle), complétée par un second tronçon de 106 kilomètres jusqu’à Vendenheim, au nord de la gare de Strasbourg. C’est cette dernière partie qui devait ouvrir en avril 2016, échéance finalement repoussée au 3 juillet en raison des dommages causés sur la ligne par l’accident de train d’Eckwersheim, le 14 novembre dernier.

Un gain de temps de 30 minutes

Ce jour-là, un TGV en phase d’essai, avait déraillé et finit sa course en contrebas d’un pont ferroviaire, dans le canal de la Marne au Rhin, provoquant la mort de onze personnes et de nombreuses blessures parmi les techniciens et invités qui se trouvaient à bord, dont des enfants âgés de 10 à 15 ans.

Une enquête avait été ouverte par la Parquet de Paris pour déterminer les circonstances du drame et les éventuelles responsabilités dans l’échelle hiérarchique. Le résultat des premières investigations centralisées par les deux juges du pôle «Accidents collectifs» du tribunal de grande instance de Paris, semblait établir une faute de pilotage ayant donné lieu à une freinage trop tardif du train avant qu’il n’aborde « la portion de raccordement entre la ligne à grande vitesse et la ligne classique ».
L’enquête a entraîné la mise sous scellé judiciaire de la voie accidentée, procédure qui explique le retard de la mise en service de l’ensemble du tronçon. Son ouverture fixée au 3 juillet ne sera que partielle avec un sens de circulation unique et « un gain de temps qui  ne sera pas tout à fait à la hauteur des 30 minutes» a précisé le le président de SNCF Réseau (ex-RFF) Jacques Rapoport. la durée actuelle du parcours entre Strasbourg et paris est aujourd’hui de 2h20 environ.

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Journaliste de formation, j’occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre.
Je peux justifier d’une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l’Ouest (2007-2009).

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