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Mon approche est celle d'un consultant en
informatique, qui comme tout expert dans cette profession, recherche l'intérêt
du client, parfois malgré lui.
Il serait intéressant d'analyser les données
sur le choix des solutions informatiques apportées au client pour trois cas de
figures: le client qui veut telle solution informatique, le client qui a
demandé au consultant de proposer une solution informatique et le client qui a
été approché par un consultant lui proposant sa solution.
Effectivement, le client de par sa culture
informatique, habitué à utiliser un système d'exploitation donné ou un même
progiciel aura bien du mal a accepter un choix nouveau, une façon différente de
travailler même si ce changement demande peu d'adaptation à l'utilisateur
final. Cette nostalgie, alors même que l'étude des sources du problème converge
vers une solution du changement d'une couche logicielle, freine et parfois
empêche l'application du contrat et plus précisément, la phase du
déploiement.
Là se pose la question de l'impartialité (et
peut-être même de l'étique). Il est possible de trouver des consultants
spécialisés dans certains produits et qui répondent à des appels d'offres où il
est question de ces logiciels dont ils ont l'expertise, ces mêmes consultants
vont parfois spontanément proposer ces programmes. Le client n'est pas le seul
à avoir des habitudes.
Un petit exemple pour illustrer mes propos: une
PME (appelons-la A) utilise un progiciel de CRM (GRC) d'une autre PME (B)
éditrice de logiciels. Un consultant est appelé par A pour ce qui semblait être
un problème réseau / logiciel (lenteurs) et une incapacité de B à régler le
problème. Le consultant a réussi a faire intervenir B et les soucis de A ont
été réglé. Environs 2 ans plus tard, B n'existait plus et le client s'est
retrouvé dans l'impossibilité d'exporter ses données pour une intégration dans
un autre programme. Comment le client aurait pu prévoir ce scénario? Le
consultant aurait-il dû y penser?
Ces questions en amènent d'autres... Un
programme propriétaire est par essence verrouillé pour ne pas être étudié ou
modifié. Où se situe la limite? Cette dépendance est-elle juste? Le client doit
avoir la possibilité de changer d'application et pour cela doit pouvoir
récupérer les données renseignées dans l'ancien.
Plus la société éditrice est importante, moins
les risques sont envisagés, il nous faudra y penser encore plus avec la
dématérialisation, à l'instar de la messagerie (répondeur) du mobile qui ne
vous appartient pas et qui disparait avec la fin de l'abonnement.
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